Sunday, May 24, 2009

The Toxic Avenger (1984)


oh! OH! OHHHHH!!!

OH! C'est beau! C'est grandiose! C'est magnifique! Que de joie! Que de beautés visuelles!

Alors, premièrement: que Dieu (s'il est là) bénisse les studios Troma et son génie créateur Lloyd Kaufman. Si jamais vous recherchez du live action South Park, les films de ces studios sont pour vous et The Toxic Avenger est le film culte de Troma puisque le personnage en est la légendaire mascotte.

L'histoire se résume à un looser du nom de Melvin qui, suite à une farce établie par des teens snobs et superficiels, deviendra un super-héros dont la mission consiste à tuer et estropier les méchants de la façon la plus originale qu'il soit (ne pas oublier de passer la serpillière à la fin). Il finira même par s'enticher d'une belle blonde bien formée (et aveugle sinon la leçon "beauty is in the inside" ne s'appliquerait pas).

The Toxic Avenger est un excellent cocktail pour les amateurs d'humour noir, crasseux et dégueulasse. Le film possède également trois suites plus désopilantes les unes que les autres. L'enseignement de Matt Stone et Trey Parker est maintenant à portée de vos mains.

4 balais sur 4.

Saturday, May 23, 2009

Carnosaur (1993)


The poor man's Jurassic Park. Sorti la même année et produit par le roi de la série-B, Roger Corman, pour surfer sur la vague Spielberg, Carnosaur s'avère être d'une platitude viscérale.

L'histoire concerne une déglinguée mentale qui a réussi à créer des oeufs de dinosaurs et l'un de ses petits protégés a réussi à s'enfuir pour semer la pagaille dans un petit patelin. S'ensuivra un deuxième dino, un troisième et un autre jusqu'à ce que le shérif commence à sérieusement se poser des questions.

Alors, les effets gores sont bien dégoûtants, mais pas assez présents pour susciter de l'intérêt. On a droit à une belle scène où une hippie hurle tout le long que le dino est là....et se la ferme pendant et après s'être fait arracher la jambe préférant faire des yeux de merlant.

Le film est compliqué pour rien. Sans doute pour se donner un genre car les personnages eux réussissent à aller du point A au point B sans aucun motif valable. Par exemple, le flic tombe sur un cadavre sur la route? Il se trouve illico à discuter avec la méchante scientifique en question. Pourquoi s'embourber dans les détails du pourquoi du comment il a réussi à la trouver?

Carnosaur est un film de série-B assez naze qui a quand même eu la joie de nous confectionner deux petites suites. Apparemment, le deuxième vaut vraiment son pesant de couilles sauriennes.

2 oeufs pourris sur 4.

Sunday, May 10, 2009

Hiroshima mon amour (1959)


Marguerite Duras....un chef-d'oeuvre de simplicité. Un homme et une femme à peu près une décennie après le bombardement d'Hiroshima parlent de peines, de secrets et d'amour dans un Japon qui se métamorphose.

Il est architecte. Réservé, mais fonceur. Japonais et plutôt quelconque.

Elle est actrice. Directe, mais indécise. Française et remplie de mystères.

Parce qu'il n'y a rien à dire, parce que le film parle de lui-même et parce que le réalisateur Alain Resnais ne fait qu'un avec le scénario, Hiroshima mon amour est un transporteur de rêve idéal pour la Saint-Valentin, la fête du mariage ou toute autre séance unissant clé et serrure le temps d'un pêché religieux.

4 coeurs enflammés sur 4.

Friday, May 8, 2009

Bella Martha (2001)


Un film allemand concernant une chef cuisinière obsédée par son travail qui se retrouve bientôt être la chaperonne de sa nièce suite au décès de la mère de celle-ci. Bientôt, le travail devra laisser plus de place à la famille surtout qu'un bÔ nouveau chef italien vient de débarquer dans le resto.

C'est....mignon et adorable comme tout. C'est le genre de film cul-cul qui fait rouler les yeux à tout ceux qui détestent les comédies dans ce genre, mais ce n'est pas à 100% romantique non plus. Il y a de l'humour de léger et de la tendresse. Bref, tout ce qu'on déteste dans un film américain et qu'on aime ici parce que c'est un film étranger.

Mauvaise foi à part, Belle Martha reste un film charmant avec des acteurs solides qui n'en font pas trop et une mise en scène honnête.

À noter que Hollywood, dans sa grande sagesse, nous a offert un remake en 2007 "No Reservations" avec Catherine Zeta-Jones dans le rôle principal. Vous savez, celle qui dans la vraie vie n'est même pas capable de faire bouillir de l'eau.

À en juger par la bande-annonce, cela semble bien être la seule blague originale de cette révision.

3 küche sur 4.

Tuesday, May 5, 2009

X-Men Origins- Wolverine (2009)


J'ai eu la chance inouïe de voir une bonne partie de ce film durant mon séjour à Punta Cana. Je parle de la version non complète avec ses mannequins et ses acteurs accrochés à des fils. Autant dire qu'elle est bien meilleure que la version finale. Au moins, elle suscitait d'intéressants éclats de rire.
Car Wolverine est un film mou. C'est beaucoup d'action, mais peu de développement. Je ne sais pas pour la BD, mais ça suit plus ou moins ce que j'ai vu dans le dessin animé. Le petit Logan se fait implanté un squelette en adamantium et part semer la terreur de ses ennemis. Non...au fait, ça ne suit pas tant que ça le dessin animé, mais peu importe. Je n'ai jamais compris pourquoi Wolverine avait plus d'importance que les autres X-Men. Peut-être parce qu'il s'agit d'un personnage tourmenté avec un passé noir, lourd et cruel. Dommage que le film se contente d'aller très vite sur ces "détails".
Déçu.
Déçu par le fait qu'on n'insiste pas beaucoup sur les racines canadiennes de Logan. Déçu parce que la confrontation Wolverine/Sabretooth ne vaut aucune chimie présente dans les dessins animés. Déçu parce que Gambit n'arbore aucun accent français (je veux mes "cher" et "petite"!!!!). Et enfin déçu parce que ce film utilise tout les putains de clichés de films d'action qu'on a vu et revu: le type qui marche calmos alors que quelque chose explose derrière lui, des moments de vérités qui se prennent pour des twists, la bien-aimée qui avant de crever murmure des "I love you" et "I'm so cold", etc.
Et bien sûr, la palme d'or revient au gentil couple qui apparaît au milieu du film avec des lignes de dialogue on ne peut plus pertinente. "I think there is a naked man in our barn" dit-elle en voyant un Wolverine à poil courrir s'y cacher. "You realize you don't have any clothes" dit-il à ce même être à poil une fois entré dans ladite grange.
Pour être honnête, Wolverine se mériterait sans doute 3 adamantium sur 4, mais étant donné mon humeur au moment du visionnement, je tranche pour un 2.5. Si c'est comme ça que l'on traite le personnage le plus populaire de la série Marvel, j'ai peur de voir ce que donnera Magneto...

Terminator 3 Rise of the Machines (2003)


Troisième opus où il est encore question de liquider John Connor dans le passé afin que les petits robots puissent régner en maître dans le futur sans se soucier de ce trouble-fête qui empêche bidules et mécanique intelligente de vivre pleinement leur domination mondiale.

Après visionnement, on se rend compte tout de suite de ce qu'est ce film: ni plus ni moins qu'un remâchage de Judgment Day- évidemment supérieur aussi bien en quantité qu'en qualité. Le TX fait vraiment pâle figure devant le T-1000. On se demande même s'il n'y a pas régression sur ce côté. Robert Patrick n'avait pas beaucoup de dialogues, mais il en imposait beaucoup au niveau physique. La Kristanna Loken, elle passe son temps à faire un visage de gamine pas contente et laisse le CGI faire le travail pour elle.

Le reste des acteurs manque cruellement de charisme à l'exception, ironiquement, de Schwarzenegger qui parvient à jouer un Terminator sarcastique et attachant, mais on se demande si ce n'est pas plus l'acteur que le personnage en soi. Pour ce qui est du reste, c'est du banal au plus haut point. Oui, il y a de l'action. Oui, il y a de l'intrigue. Mais une fois tout cela digéré, on passe à autre chose. En somme, du bon gros fast-food dont la qualité est sans importance.

Terminator 3 se réserver la côte de 2.5 Skynet sur 4. S'il portait un autre titre, on aurait pu être plus indulgent. Chacun des deux premiers films essayait de se définir comme une oeuvre à part entière. Ici, on a surtout l'impression d'assister à une longue conclusion de la série télé "Sarah Connor Chronicles".
Un film de série-B sympathique....ce qu'un Terminator ne devrait pas être.

Monday, May 4, 2009

Sunshine (2007)


Notre soleil se meurt et pour régler la situation, rien de mieux qu'un bon bombardement nucléaire pour réveiller l'oeil d'Horus afin que l'humanité ne soit pas obligée de faire des anges sur les steppes neigeuses pour l'éternité.

Réalisé par l'excentrique Danny Boyle qui nous avait déjà offert le sympathique "28 Days Later", Sunshine est relativement bon. La cinématographie est somptueuse et le jeu d'acteur est raisonnable (mention spéciale à Chris Evans dont c'est le premier film sensé après les très crétins Fantastic Four et Not Another Teen Movie).
Les personnages sont tous assez charismatiques avec un bon pourcentage d'asiatique ce qui change un peu des token black dudes.

Malheureusement, le film souffre de déjà vu. On reconnaîtra Alien pour la poignée de personnages coincés ensemble, Solaris (Tarkovsky) pour les "mindfucks" et Event Horizon pour le côté horrifique spatial.

À défaut d'être un chef-d'oeuvre, Sunshine reste un divertissement intéressant avec assez de scènes intelligentes et une réalisation impeccable. Il se peut que, tel le bon vin, il sera plus facile à savourer à travers le temps et les âges.

3 bombardements nucléaires sur 4.