Monday, August 24, 2009

Abraxas, Guardian of the Universe (1991)


Voilà ce que j'appelle un vrai film pour les cinéphiles ardus qui n'exigent pas moins que l'Excellence!

Nous avons une histoire des plus passionnantes mêlant intrigue, amour, suspens, aventure et humour; le tout avec un jeu d'acteur des plus juste de la part de Jesse Ventura. Mais le clou du spectacle reste Sven-Ole Thorsen dans le rôle de l'implacable Secundus. Il arrive à vous pondre un talent des plus incroyables. Du jamais vu dans le septième art.


La musique a été faite par l'un des plus grands et le réalisateur! Que dire du réalisateur! Un génie... que dis-je? Un Dieu dans son domaine. Jamais une oeuvre ne sera accueilli avec autant d'extase par notre planète bleue. Un goût si exquis, si délicat qui reste en bouche et en oeil pendant longtemps, très longtemps.


Vous l'aurez compris: Abraxas, Guardian of the Universe est l'Oeuvre Ultime qui lavera tous les pêchés cinématographiques et redonnera un vent nouveau au cinéma. Là où l'on s'attendait à un film sympathique, nous obtenons un monument à la gloire du genre.


Mais ne prenez pas mon mot pour des fables sans queue ni tête et faites-vous plaisir en louant ce bijou de science-fiction qui ne manquera pas de vous amener à appeler votre maman pour lui dire que vous l'aimez.


Bon visionnement!

Friday, August 21, 2009

Return to Horror High (1987)


Oui bon....
2 mois plus tard....
Il s'en est passé des choses. Tenez! J'ai vu ce film il y a un bout de temps.
C'est de la merde, mais vraiment.
Ne le regardez pas. Ça vous donnerait la conjonctivite.
C'est très, mais très mauvais.
En gros, l'histoire c'est une équipe de tournage qui va faire un film sur une série de meurtres qui a eu lieu dans une école. Le lieu de tournage en question s'avère être une école où a vraiment eu lieu une série de meurtres.
Bon vous devinez la suite.
Mais qu'est-ce que c'est plat, morne, emmerdant, ennuyant. Il y a une scène de 3 secondes qui a suscité un léger rire (je vous laisse la découvrir même si vous n'êtes pas censés voir ce film).
Le film se vend en double package avec Return of the Killer Tomatoes puisque les deux oeuvres mettent en vedette Georges Clooney dans ses débuts d'acteur. Quoique dans ce film-ci, son rôle est d'une insignifiance capitale.
De plus, contrairement à ce que laisse présager le titre, il ne s'agit pas d'une suite. L'équipe qui a fait celui-ci n'a pas encore dû se réveiller de la première (sauf Georges qui est parti bâtir une carrière).
Return to Horror High veut être un semblant de parodie des slasher teens, mais non.... non....
Un vrai somnifère.
Bon je vais dormir.
À la prochaine!

Tuesday, June 16, 2009

My Best Friend's Wedding (1997)


Oui alors, j'étais dans une période sado-masochiste et j'ai décidé qu'il était temps de regarder une comédie romantique 100% chromosome XX (sur Youtube s'il vous plaît!).
Je tombe alors sur ce truc qui est censé avoir mis Julia Roberts sur le trône de la reine des RomCom (avec le très con Pretty Woman). Elle campe le rôle d'une coincée du cul qui apparemment veut empêcher le mariage de son meilleur ami parce qu'elle en pince pour lui.
Pourtant, elle ne donne pas l'impression d'être une salope de première classe. Sans doute pour la raison que le spectateur est censé être de son côté. Ce qui est très dur dans ce genre de film où tout le monde est une tête à claque. La palme d'or revient à Cameron Diaz qui mériterait de se faire gifler par toutes les madeleines et fontaines de la planète. Quant au "meilleur ami", il a autant de charisme qu'une huître écrasé sur le pont d'un cargo rouillée.
Emmerdant à souhait, My Best Friend's Wedding réussit à nous maintenir réveillé en donnant naissance à un excès de violence incontrôlable; une rage aussi rouge que les culottes de Mao Zedong et les sous-vêtements de Stalin.
Fuyez pauvres mortels!

Sunday, May 24, 2009

The Toxic Avenger (1984)


oh! OH! OHHHHH!!!

OH! C'est beau! C'est grandiose! C'est magnifique! Que de joie! Que de beautés visuelles!

Alors, premièrement: que Dieu (s'il est là) bénisse les studios Troma et son génie créateur Lloyd Kaufman. Si jamais vous recherchez du live action South Park, les films de ces studios sont pour vous et The Toxic Avenger est le film culte de Troma puisque le personnage en est la légendaire mascotte.

L'histoire se résume à un looser du nom de Melvin qui, suite à une farce établie par des teens snobs et superficiels, deviendra un super-héros dont la mission consiste à tuer et estropier les méchants de la façon la plus originale qu'il soit (ne pas oublier de passer la serpillière à la fin). Il finira même par s'enticher d'une belle blonde bien formée (et aveugle sinon la leçon "beauty is in the inside" ne s'appliquerait pas).

The Toxic Avenger est un excellent cocktail pour les amateurs d'humour noir, crasseux et dégueulasse. Le film possède également trois suites plus désopilantes les unes que les autres. L'enseignement de Matt Stone et Trey Parker est maintenant à portée de vos mains.

4 balais sur 4.

Saturday, May 23, 2009

Carnosaur (1993)


The poor man's Jurassic Park. Sorti la même année et produit par le roi de la série-B, Roger Corman, pour surfer sur la vague Spielberg, Carnosaur s'avère être d'une platitude viscérale.

L'histoire concerne une déglinguée mentale qui a réussi à créer des oeufs de dinosaurs et l'un de ses petits protégés a réussi à s'enfuir pour semer la pagaille dans un petit patelin. S'ensuivra un deuxième dino, un troisième et un autre jusqu'à ce que le shérif commence à sérieusement se poser des questions.

Alors, les effets gores sont bien dégoûtants, mais pas assez présents pour susciter de l'intérêt. On a droit à une belle scène où une hippie hurle tout le long que le dino est là....et se la ferme pendant et après s'être fait arracher la jambe préférant faire des yeux de merlant.

Le film est compliqué pour rien. Sans doute pour se donner un genre car les personnages eux réussissent à aller du point A au point B sans aucun motif valable. Par exemple, le flic tombe sur un cadavre sur la route? Il se trouve illico à discuter avec la méchante scientifique en question. Pourquoi s'embourber dans les détails du pourquoi du comment il a réussi à la trouver?

Carnosaur est un film de série-B assez naze qui a quand même eu la joie de nous confectionner deux petites suites. Apparemment, le deuxième vaut vraiment son pesant de couilles sauriennes.

2 oeufs pourris sur 4.

Sunday, May 10, 2009

Hiroshima mon amour (1959)


Marguerite Duras....un chef-d'oeuvre de simplicité. Un homme et une femme à peu près une décennie après le bombardement d'Hiroshima parlent de peines, de secrets et d'amour dans un Japon qui se métamorphose.

Il est architecte. Réservé, mais fonceur. Japonais et plutôt quelconque.

Elle est actrice. Directe, mais indécise. Française et remplie de mystères.

Parce qu'il n'y a rien à dire, parce que le film parle de lui-même et parce que le réalisateur Alain Resnais ne fait qu'un avec le scénario, Hiroshima mon amour est un transporteur de rêve idéal pour la Saint-Valentin, la fête du mariage ou toute autre séance unissant clé et serrure le temps d'un pêché religieux.

4 coeurs enflammés sur 4.

Friday, May 8, 2009

Bella Martha (2001)


Un film allemand concernant une chef cuisinière obsédée par son travail qui se retrouve bientôt être la chaperonne de sa nièce suite au décès de la mère de celle-ci. Bientôt, le travail devra laisser plus de place à la famille surtout qu'un bÔ nouveau chef italien vient de débarquer dans le resto.

C'est....mignon et adorable comme tout. C'est le genre de film cul-cul qui fait rouler les yeux à tout ceux qui détestent les comédies dans ce genre, mais ce n'est pas à 100% romantique non plus. Il y a de l'humour de léger et de la tendresse. Bref, tout ce qu'on déteste dans un film américain et qu'on aime ici parce que c'est un film étranger.

Mauvaise foi à part, Belle Martha reste un film charmant avec des acteurs solides qui n'en font pas trop et une mise en scène honnête.

À noter que Hollywood, dans sa grande sagesse, nous a offert un remake en 2007 "No Reservations" avec Catherine Zeta-Jones dans le rôle principal. Vous savez, celle qui dans la vraie vie n'est même pas capable de faire bouillir de l'eau.

À en juger par la bande-annonce, cela semble bien être la seule blague originale de cette révision.

3 küche sur 4.

Tuesday, May 5, 2009

X-Men Origins- Wolverine (2009)


J'ai eu la chance inouïe de voir une bonne partie de ce film durant mon séjour à Punta Cana. Je parle de la version non complète avec ses mannequins et ses acteurs accrochés à des fils. Autant dire qu'elle est bien meilleure que la version finale. Au moins, elle suscitait d'intéressants éclats de rire.
Car Wolverine est un film mou. C'est beaucoup d'action, mais peu de développement. Je ne sais pas pour la BD, mais ça suit plus ou moins ce que j'ai vu dans le dessin animé. Le petit Logan se fait implanté un squelette en adamantium et part semer la terreur de ses ennemis. Non...au fait, ça ne suit pas tant que ça le dessin animé, mais peu importe. Je n'ai jamais compris pourquoi Wolverine avait plus d'importance que les autres X-Men. Peut-être parce qu'il s'agit d'un personnage tourmenté avec un passé noir, lourd et cruel. Dommage que le film se contente d'aller très vite sur ces "détails".
Déçu.
Déçu par le fait qu'on n'insiste pas beaucoup sur les racines canadiennes de Logan. Déçu parce que la confrontation Wolverine/Sabretooth ne vaut aucune chimie présente dans les dessins animés. Déçu parce que Gambit n'arbore aucun accent français (je veux mes "cher" et "petite"!!!!). Et enfin déçu parce que ce film utilise tout les putains de clichés de films d'action qu'on a vu et revu: le type qui marche calmos alors que quelque chose explose derrière lui, des moments de vérités qui se prennent pour des twists, la bien-aimée qui avant de crever murmure des "I love you" et "I'm so cold", etc.
Et bien sûr, la palme d'or revient au gentil couple qui apparaît au milieu du film avec des lignes de dialogue on ne peut plus pertinente. "I think there is a naked man in our barn" dit-elle en voyant un Wolverine à poil courrir s'y cacher. "You realize you don't have any clothes" dit-il à ce même être à poil une fois entré dans ladite grange.
Pour être honnête, Wolverine se mériterait sans doute 3 adamantium sur 4, mais étant donné mon humeur au moment du visionnement, je tranche pour un 2.5. Si c'est comme ça que l'on traite le personnage le plus populaire de la série Marvel, j'ai peur de voir ce que donnera Magneto...

Terminator 3 Rise of the Machines (2003)


Troisième opus où il est encore question de liquider John Connor dans le passé afin que les petits robots puissent régner en maître dans le futur sans se soucier de ce trouble-fête qui empêche bidules et mécanique intelligente de vivre pleinement leur domination mondiale.

Après visionnement, on se rend compte tout de suite de ce qu'est ce film: ni plus ni moins qu'un remâchage de Judgment Day- évidemment supérieur aussi bien en quantité qu'en qualité. Le TX fait vraiment pâle figure devant le T-1000. On se demande même s'il n'y a pas régression sur ce côté. Robert Patrick n'avait pas beaucoup de dialogues, mais il en imposait beaucoup au niveau physique. La Kristanna Loken, elle passe son temps à faire un visage de gamine pas contente et laisse le CGI faire le travail pour elle.

Le reste des acteurs manque cruellement de charisme à l'exception, ironiquement, de Schwarzenegger qui parvient à jouer un Terminator sarcastique et attachant, mais on se demande si ce n'est pas plus l'acteur que le personnage en soi. Pour ce qui est du reste, c'est du banal au plus haut point. Oui, il y a de l'action. Oui, il y a de l'intrigue. Mais une fois tout cela digéré, on passe à autre chose. En somme, du bon gros fast-food dont la qualité est sans importance.

Terminator 3 se réserver la côte de 2.5 Skynet sur 4. S'il portait un autre titre, on aurait pu être plus indulgent. Chacun des deux premiers films essayait de se définir comme une oeuvre à part entière. Ici, on a surtout l'impression d'assister à une longue conclusion de la série télé "Sarah Connor Chronicles".
Un film de série-B sympathique....ce qu'un Terminator ne devrait pas être.

Monday, May 4, 2009

Sunshine (2007)


Notre soleil se meurt et pour régler la situation, rien de mieux qu'un bon bombardement nucléaire pour réveiller l'oeil d'Horus afin que l'humanité ne soit pas obligée de faire des anges sur les steppes neigeuses pour l'éternité.

Réalisé par l'excentrique Danny Boyle qui nous avait déjà offert le sympathique "28 Days Later", Sunshine est relativement bon. La cinématographie est somptueuse et le jeu d'acteur est raisonnable (mention spéciale à Chris Evans dont c'est le premier film sensé après les très crétins Fantastic Four et Not Another Teen Movie).
Les personnages sont tous assez charismatiques avec un bon pourcentage d'asiatique ce qui change un peu des token black dudes.

Malheureusement, le film souffre de déjà vu. On reconnaîtra Alien pour la poignée de personnages coincés ensemble, Solaris (Tarkovsky) pour les "mindfucks" et Event Horizon pour le côté horrifique spatial.

À défaut d'être un chef-d'oeuvre, Sunshine reste un divertissement intéressant avec assez de scènes intelligentes et une réalisation impeccable. Il se peut que, tel le bon vin, il sera plus facile à savourer à travers le temps et les âges.

3 bombardements nucléaires sur 4.

Saturday, April 18, 2009

Manos The Hands of Fate (1966)


Considéré par les nombreux cinéphiles underground et à travers le net comme The Worst Movie of All Time, Manos est le produit d'un pari dans lequel son réalisateur Hal Warren, un businessman dans l'engrais, veut prouver que n'importe quel Joe peut faire un film. On remerciera le bon samaritain qui a permis à ce bijou de nullité de reste intact à travers les âges.

Mal monté, mal joué, mal filmé, Manos c'est l'histoire d'une famille perdue sur la route qui décide de passer la nuit dans une maison lugubre entretenue par le génialissime Torgo (il est dit que l'acteur qui l'a joué s'est suicidé peu après le tournage du film), une sorte de sous-Igor qui joue diaboliquement mal. Le film est aussi doté de plusieurs scènes sans rapport avec l'histoire notamment un couple qui s'embrasse sur la route et...c'est tout.

Manos est mauvais. Très mauvais. Avec beaucoup de longueurs inutiles. Donc, il s'adresse à un public très averti. Des gens qui n'ont pas peur d'être curieux. Inutile de le chercher sur DVD. Il n'existe que sous le format MST3K. Il faudra se rabattre sur des moyens plus...cybernétiques.

3 mains sur 4. On notera une actrice principale plutôt jolie (mais très mauvaise dans son jeu) ainsi que l'antagoniste, le Maître, qui est le meilleur acteur tout de suite après Torgo.

Tuesday, April 14, 2009

Bon Cop Bad Cop (2006)


Un corps est retrouvé "plié" en deux sur une pancarte de la frontière séparant le Québec et l'Ontario. Résultat: les forces de police des deux côtés doivent laisser leur différence au placard pour s'attaquer à cette affaire qui pue très fort du nez.

Question originalité, on repassera. Mais ce qui est bien avec Bon Cop Bad Cop c'est cette volonté à vouloir faire un film 100% canadien qui parle de culture canadienne, de produits canadiens, d'injures canadiennes, de langues canadiennes, de sexe canadien, mais surtout d'etc. canadien.

En ce sens, cela en fait un film extrêmement national. Du reste, il s'agit d'un sous Lethal Weapon où Patrick Huard campe le personnage casse-cou de David Bouchard et Colm Feore celui du monotone Martin Ward; preuve comme quoi on s'amuse plus à Montréal qu'à Toronto. Sur ce point, on avouera que le public francophone prendra largement plus son pied que son frère de l'ouest notamment parce que les jeux de mot passe bien plus facilement comme une lettre à la poste. On s'entend que traduire "crisse de tabarnac de côlisse de bine" n'est pas chose donnée.

Malgré tout, Bon Cop Bad Cop reste une comédie sympathique et (qui sait?) marque peut-être le début d'une ère où des films à la même allure, mais plus ambitieux pourront naître de cette complicité cinématographique.

Mais quand même! Genie Award du meilleur film? Vraiment?

3 fuckin d'ostie sur 4.

Monday, April 13, 2009

She's All That (1999)


Alors toi!

Oui! Toi!

N'oublie pas ton pyjama rose et tes petites pantoufles en forme de chat.

Pourquoi? Parce qu'il est temps d'aller voir le beau Freddie Prinze Jr (IIIHHHHHH Qu'il est bÔÔÔ!!!)

Alors ça commence dans un de ces lycées chics de Los Angeles. Le Bô Freddie (c'est la dernière fois que je m'évanouis. Promis!) s'est fait larguer par sa garce de maintenant ex-copine.

Résultat: il est tout seul pour la soirée du bal!!!

OH MON DIEU!!!

THE DRAMA PEOPLE!!

Comment va-t-il faire? Demander à une autre fille de l'accompagner? Y aller seul? Rester chez lui et se dire que de toute façon les études et un avenir bien prometteur c'est mieux que d'essayer d'être sacré roi dans une fête dont personne n'en aura rien à battre vingt ans plus tard?

Que nenni!! Il décide de faire un pari avec ses potes: faire de la fille la plus ringarde du lycée, la fille la plus populaire et même la sacrer reine du bal. Et attention! Je ne vous ai pas parlé de la fille en question!! Un véritable monstre de foire. À côté, Quasimodo fait figure d'Apollon.

Quand on nous introduit enfin à la laideur tant attendue, on a du mal à regarder l'écran tellement on se demande comment les producteurs ont pu faire passer ce film dans la catégorie adolescent. Non seulement, c'est une artiste (donc, une coincée sociale), mais en plus elle porte des lunettes (je vous jure!) et attache ses cheveux (excusez-moi, je dois aller aux toilettes...).

S'ensuit alors le drame habituel dans tout bon film d'adolescent très cliché: beau gars finit par aimer fille ringarde pour ce qu'elle est. Garce populaire n'a pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds par fille ringarde. Fille ringarde découvre qu'elle est l'objet d'un pari et se met à pleurer. Mais beau gars finira bien sûr avec fille ringarde parce que "beauty is in the inside".

Oh! Et très belle mention à la scène où tout le monde danse comme John Travolta. Bravo! Ce n'était pas drôle du tout.

Aller! Une belle côte de popularité sur quatre parce qu'après tout comme le dit la publicité, il ne vaut rien.

Sunday, April 12, 2009

The Fantastic Four (1994)


Un film relativement passé sous silence à cause de la raison la plus étrange qui soit: ce film a été fait dans le but de ne pas être distribué.

D'après les divers sites parlant de cette oeuvre (notamment nanarland.com), la boîte possédant les droits à une adaptation au cinéma de la BD de Stan Lee, Fantastic Four, devait tout faire en son pouvoir afin de prolonger l'échéance de ces mêmes droits. On fait alors appel à Roger Corman, un producteur roi de la série-B dont le mot d'ordre est avarice. Sa mission: faire un film sur les Fantastic Four assez minable pour que personne ne veuille toucher à cette licence. Personne! Le résultat a tôt fait de dépasser les espérances.

Malgré tout le secret entourant la chose (même l'équipe derrière le film n'était pas au courant), le film a réussi à se faire apercevoir par divers fans lors de conventions sur les super-héros. L'histoire semble relativement fidèle à la BD (que je n'ai jamais lu, mais qui ne connaît pas ses personnages?): deux scientifiques et deux de leurs amis sont soumis à des rayons inhabituels lors d'un voyage dans l'espace ce qui fait d'eux des super-héros regroupant les quatre éléments naturels.
Pour un film censé ne jamais voir le jour, on peut dire que l'équipe s'est bien forcée à développer ses personnages malgré un budget risible (1,5M$). Comprenons-nous bien: le film en soi est mal foutu avec des effets spéciaux affreux (94 ce n'est quand même pas les années 70 surtout que le Superman de Richard Donner est 1000 fois plus réaliste!) et un jeu d'acteur très pitoyable par moment. Le méchant, Dr Doom, est incompréhensible puisque son masque métallique ne laisse pas passer la voix de l'acteur ce qui le force à gesticuler à droite et à gauche ou....à recourir au langage des signes!!!! On notera également l'acteur qui joue The Human Torch et qui fait tout son possible pour être le personnage le plus énervant du cinéma.

Il n'empêche, ce film est bien plus amusant que la version 2005 avec Jessica Alba. Les acteurs son sympathiques par moment et cette version-ci essaie quand même tant bien que mal de rester fidèle à l'esprit de la BD.
Je lui donne 3 clobberin' time sur 4 étant donné ses conditions de tournage. En somme, son statut de film culte réside plus dans son making-of que dans le film en soi qui ne plaira certainement pas à ceux qui ne sont pas des habitués du genre.

Saturday, April 11, 2009

Dragonball Evolution (2009)

Quoi de mieux que de commencer avec un VRAI FILM?

UN VRAI FILM!

23h15. Retour par le métro.

Un clone de Jackie Earle Haley passe devant moi et me dit: "T'es heureux toi... T'as l'air d'une personne heureuse".

Et pour cause! Je viens de voir le meilleur film du monde!

Dragonball Evolution qui est euh... comment dire?.. basé (?) sur le fameux manga de 42 volumes d'Akira Toriyama déjà adapté en un méga-succès divisé en deux sagas: Dragon Ball et Dragon Ball Z. Les petits français se masturberont volontiers en se remémorant le club Dorothée (Dragone BOOOOOOL ZetZetZet...).

D'entrée dans la salle, il y a déjà une soixantaine de sièges à ma droite complètement vide. Ça part décidément bien pour le film ce week-end.

"Goku n'a pas de queue", "ce film va être trop mauvais", "il ne respecte en rien le manga". C'est bien. La salle est connaisseuse. Nous allons donc tous pouvoir partager notre bonheur sans énerver trop de monde.

Le film commence en nous disant que le méchant Piccolo faisait régner la terreur sur le monde en compagnie de son pote l'Oozaru. Heureusement, quelques prêtres malins réussirent à utiliser le Mafuba pour l'y enfermer. On commence déjà à murmurer "refund" un peu partout dans la salle.

Enter Goku (Justin Chatwin, le fils de Tom Cruise dans War of the Worlds). On s'est déjà qu'il est différent puisqu'il transpire du CGI. Après une légère séance d'entraînement, direction l'école avec tous les clichés habituels du lieu en question: méchant bullies, fille populaire qui a pitié du looser et héros qui se fait réveiller par le prof alors qu'il fantasmait sur ladite fille populaire.

Mais le danger règne déjà: Piccolo est de retour et compte réunir sept Dragon Balls pour redevenir maître à nouveau. Comment s'est-il libéré? "Somehow" est la réponse logique de maître Chow Yun Roshi Fat; le seul autre personnage digne de mention dans ce film (passer de Crouching Tiger Hidden Dragon à "ça" faut le faire!). Les autres sont tellement distancés par rapport aux spectateurs que ce n'est même pas la peine d'en parler (sauf peut-être Jamie Chung qui semble vouloir rivaliser avec Denise Richards dans Starship Troopers dans la catégorie "sourire bright").

On notera également la présence d'Ernie Hudson ("Mr Popo?" s'exclame la salle...eh! Non) assez sympathique et bien drôle: le seul prêtre noir dans cette foulée d'asiatique.

Niveau acting: Justin Chatwin est roi. Rarement bon et énormément mauvais (mention spéciale aux scènes dans l'au-delà avec Gohan et l'évocation du dragon). Quant à l'ami Chow Yun Fat, il semble avoir bien de la misère à dire kamehameha. La salle était à son pic à ce moment: "You must learn how to use the Kame-HA-me-HA". On comprend maintenant mieux pourquoi ça guérit au lieu de détruire. Tout est dans la syllabe.

Le film pioche un peu partout. La liaison entre Goku et Gohan au début fait cruellement penser à Karate Kid. La mort de celui-ci à Spiderman. Et les boules qui "parlent" à Goku fait trop anneau et Frodo.

Le pire dans ce film, nous le devons au montage qui met tout en oeuvre pour que cela dure le moins longtemps possible. Ils sont dans le piège de Yamcha, ils creusent et pouf! les voilà autour de volcans; à peine Piccolo crée-t-il ses sbires qu'ils sont déjà zigouillés par Goku; dès que les sbires sont zigouillés PAF! On est en plein tournoi Chi-Chi contre Maï sans introduction, sans laisser le temps au spectateur de se placer en contexte.

Mention également spéciale à Shenron qui apparaît cinq secondes et qui a plus l'air du petit frère déformé du dragon dans "Neverending Story". Oh! Et n'oublions pas l'explication ultra-rapide de Piccolo sur le pourquoi du comment de l'Oozaru dans Goku. Merci! Je me suis senti très concerné.

Les combats sont d'une mollesse et d'une courte durée impitoyables. C'est tellement peu gratifiant que c'en est ridicule. Plus fast-food que Dragonball Evolution tu meurs!

Pour le néophyte non averti c'est une grosse série-B mal fichue qui peut avoir du répondant,mais Ô Misère! Même si je ne connaissais pas le matériel d'origine à fond, je n'aurai pas pu laisser passer un aussi grand manque de respect. Autant appeler Se7en de David Fincher Batman avec Freeman qui est Wayne, Pitt qui est Robin et le tueur Joker. Le titre n'a tout simplement aucune raison d'être.

La scène finale après le générique de fin principale a également suscité des questions de la part de l'audience qui pensait surtout voir Radditz ou...Mr Popo! (décidément, il a gagné en popularité celui-là).

Je lui met 1 Dragon Ball et demi sur 4 pour quelques beaux décors par moment et Emmy Rossum, l'interprète de Bulma qui a notamment joué dans The Phantom of the Opera avec Gerard Butler(!).

En bref, Dragonball Evolution: un film pour les fans amateurs de rhum et ceux qui n'ont pas de temps à perdre au cinéma.

Intro

Salut,

Ceci est le début d'une ère nouvelle où il est question d'encenser et de descendre des films à qui mieux mieux jusqu'à ce qu'ennui, négligeance et intérêts plus lucratifs s'en suivent.

Un blog qui ira au gré du vent, mais surtout au gré de la motivation de son créateur qui n'est pas bien grande.