Saturday, April 11, 2009

Dragonball Evolution (2009)

Quoi de mieux que de commencer avec un VRAI FILM?

UN VRAI FILM!

23h15. Retour par le métro.

Un clone de Jackie Earle Haley passe devant moi et me dit: "T'es heureux toi... T'as l'air d'une personne heureuse".

Et pour cause! Je viens de voir le meilleur film du monde!

Dragonball Evolution qui est euh... comment dire?.. basé (?) sur le fameux manga de 42 volumes d'Akira Toriyama déjà adapté en un méga-succès divisé en deux sagas: Dragon Ball et Dragon Ball Z. Les petits français se masturberont volontiers en se remémorant le club Dorothée (Dragone BOOOOOOL ZetZetZet...).

D'entrée dans la salle, il y a déjà une soixantaine de sièges à ma droite complètement vide. Ça part décidément bien pour le film ce week-end.

"Goku n'a pas de queue", "ce film va être trop mauvais", "il ne respecte en rien le manga". C'est bien. La salle est connaisseuse. Nous allons donc tous pouvoir partager notre bonheur sans énerver trop de monde.

Le film commence en nous disant que le méchant Piccolo faisait régner la terreur sur le monde en compagnie de son pote l'Oozaru. Heureusement, quelques prêtres malins réussirent à utiliser le Mafuba pour l'y enfermer. On commence déjà à murmurer "refund" un peu partout dans la salle.

Enter Goku (Justin Chatwin, le fils de Tom Cruise dans War of the Worlds). On s'est déjà qu'il est différent puisqu'il transpire du CGI. Après une légère séance d'entraînement, direction l'école avec tous les clichés habituels du lieu en question: méchant bullies, fille populaire qui a pitié du looser et héros qui se fait réveiller par le prof alors qu'il fantasmait sur ladite fille populaire.

Mais le danger règne déjà: Piccolo est de retour et compte réunir sept Dragon Balls pour redevenir maître à nouveau. Comment s'est-il libéré? "Somehow" est la réponse logique de maître Chow Yun Roshi Fat; le seul autre personnage digne de mention dans ce film (passer de Crouching Tiger Hidden Dragon à "ça" faut le faire!). Les autres sont tellement distancés par rapport aux spectateurs que ce n'est même pas la peine d'en parler (sauf peut-être Jamie Chung qui semble vouloir rivaliser avec Denise Richards dans Starship Troopers dans la catégorie "sourire bright").

On notera également la présence d'Ernie Hudson ("Mr Popo?" s'exclame la salle...eh! Non) assez sympathique et bien drôle: le seul prêtre noir dans cette foulée d'asiatique.

Niveau acting: Justin Chatwin est roi. Rarement bon et énormément mauvais (mention spéciale aux scènes dans l'au-delà avec Gohan et l'évocation du dragon). Quant à l'ami Chow Yun Fat, il semble avoir bien de la misère à dire kamehameha. La salle était à son pic à ce moment: "You must learn how to use the Kame-HA-me-HA". On comprend maintenant mieux pourquoi ça guérit au lieu de détruire. Tout est dans la syllabe.

Le film pioche un peu partout. La liaison entre Goku et Gohan au début fait cruellement penser à Karate Kid. La mort de celui-ci à Spiderman. Et les boules qui "parlent" à Goku fait trop anneau et Frodo.

Le pire dans ce film, nous le devons au montage qui met tout en oeuvre pour que cela dure le moins longtemps possible. Ils sont dans le piège de Yamcha, ils creusent et pouf! les voilà autour de volcans; à peine Piccolo crée-t-il ses sbires qu'ils sont déjà zigouillés par Goku; dès que les sbires sont zigouillés PAF! On est en plein tournoi Chi-Chi contre Maï sans introduction, sans laisser le temps au spectateur de se placer en contexte.

Mention également spéciale à Shenron qui apparaît cinq secondes et qui a plus l'air du petit frère déformé du dragon dans "Neverending Story". Oh! Et n'oublions pas l'explication ultra-rapide de Piccolo sur le pourquoi du comment de l'Oozaru dans Goku. Merci! Je me suis senti très concerné.

Les combats sont d'une mollesse et d'une courte durée impitoyables. C'est tellement peu gratifiant que c'en est ridicule. Plus fast-food que Dragonball Evolution tu meurs!

Pour le néophyte non averti c'est une grosse série-B mal fichue qui peut avoir du répondant,mais Ô Misère! Même si je ne connaissais pas le matériel d'origine à fond, je n'aurai pas pu laisser passer un aussi grand manque de respect. Autant appeler Se7en de David Fincher Batman avec Freeman qui est Wayne, Pitt qui est Robin et le tueur Joker. Le titre n'a tout simplement aucune raison d'être.

La scène finale après le générique de fin principale a également suscité des questions de la part de l'audience qui pensait surtout voir Radditz ou...Mr Popo! (décidément, il a gagné en popularité celui-là).

Je lui met 1 Dragon Ball et demi sur 4 pour quelques beaux décors par moment et Emmy Rossum, l'interprète de Bulma qui a notamment joué dans The Phantom of the Opera avec Gerard Butler(!).

En bref, Dragonball Evolution: un film pour les fans amateurs de rhum et ceux qui n'ont pas de temps à perdre au cinéma.

1 comment:

  1. Je comprends d'où vient ton enthousiasme par rapport à ce film, là...

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