Saturday, April 18, 2009

Manos The Hands of Fate (1966)


Considéré par les nombreux cinéphiles underground et à travers le net comme The Worst Movie of All Time, Manos est le produit d'un pari dans lequel son réalisateur Hal Warren, un businessman dans l'engrais, veut prouver que n'importe quel Joe peut faire un film. On remerciera le bon samaritain qui a permis à ce bijou de nullité de reste intact à travers les âges.

Mal monté, mal joué, mal filmé, Manos c'est l'histoire d'une famille perdue sur la route qui décide de passer la nuit dans une maison lugubre entretenue par le génialissime Torgo (il est dit que l'acteur qui l'a joué s'est suicidé peu après le tournage du film), une sorte de sous-Igor qui joue diaboliquement mal. Le film est aussi doté de plusieurs scènes sans rapport avec l'histoire notamment un couple qui s'embrasse sur la route et...c'est tout.

Manos est mauvais. Très mauvais. Avec beaucoup de longueurs inutiles. Donc, il s'adresse à un public très averti. Des gens qui n'ont pas peur d'être curieux. Inutile de le chercher sur DVD. Il n'existe que sous le format MST3K. Il faudra se rabattre sur des moyens plus...cybernétiques.

3 mains sur 4. On notera une actrice principale plutôt jolie (mais très mauvaise dans son jeu) ainsi que l'antagoniste, le Maître, qui est le meilleur acteur tout de suite après Torgo.

Tuesday, April 14, 2009

Bon Cop Bad Cop (2006)


Un corps est retrouvé "plié" en deux sur une pancarte de la frontière séparant le Québec et l'Ontario. Résultat: les forces de police des deux côtés doivent laisser leur différence au placard pour s'attaquer à cette affaire qui pue très fort du nez.

Question originalité, on repassera. Mais ce qui est bien avec Bon Cop Bad Cop c'est cette volonté à vouloir faire un film 100% canadien qui parle de culture canadienne, de produits canadiens, d'injures canadiennes, de langues canadiennes, de sexe canadien, mais surtout d'etc. canadien.

En ce sens, cela en fait un film extrêmement national. Du reste, il s'agit d'un sous Lethal Weapon où Patrick Huard campe le personnage casse-cou de David Bouchard et Colm Feore celui du monotone Martin Ward; preuve comme quoi on s'amuse plus à Montréal qu'à Toronto. Sur ce point, on avouera que le public francophone prendra largement plus son pied que son frère de l'ouest notamment parce que les jeux de mot passe bien plus facilement comme une lettre à la poste. On s'entend que traduire "crisse de tabarnac de côlisse de bine" n'est pas chose donnée.

Malgré tout, Bon Cop Bad Cop reste une comédie sympathique et (qui sait?) marque peut-être le début d'une ère où des films à la même allure, mais plus ambitieux pourront naître de cette complicité cinématographique.

Mais quand même! Genie Award du meilleur film? Vraiment?

3 fuckin d'ostie sur 4.

Monday, April 13, 2009

She's All That (1999)


Alors toi!

Oui! Toi!

N'oublie pas ton pyjama rose et tes petites pantoufles en forme de chat.

Pourquoi? Parce qu'il est temps d'aller voir le beau Freddie Prinze Jr (IIIHHHHHH Qu'il est bÔÔÔ!!!)

Alors ça commence dans un de ces lycées chics de Los Angeles. Le Bô Freddie (c'est la dernière fois que je m'évanouis. Promis!) s'est fait larguer par sa garce de maintenant ex-copine.

Résultat: il est tout seul pour la soirée du bal!!!

OH MON DIEU!!!

THE DRAMA PEOPLE!!

Comment va-t-il faire? Demander à une autre fille de l'accompagner? Y aller seul? Rester chez lui et se dire que de toute façon les études et un avenir bien prometteur c'est mieux que d'essayer d'être sacré roi dans une fête dont personne n'en aura rien à battre vingt ans plus tard?

Que nenni!! Il décide de faire un pari avec ses potes: faire de la fille la plus ringarde du lycée, la fille la plus populaire et même la sacrer reine du bal. Et attention! Je ne vous ai pas parlé de la fille en question!! Un véritable monstre de foire. À côté, Quasimodo fait figure d'Apollon.

Quand on nous introduit enfin à la laideur tant attendue, on a du mal à regarder l'écran tellement on se demande comment les producteurs ont pu faire passer ce film dans la catégorie adolescent. Non seulement, c'est une artiste (donc, une coincée sociale), mais en plus elle porte des lunettes (je vous jure!) et attache ses cheveux (excusez-moi, je dois aller aux toilettes...).

S'ensuit alors le drame habituel dans tout bon film d'adolescent très cliché: beau gars finit par aimer fille ringarde pour ce qu'elle est. Garce populaire n'a pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds par fille ringarde. Fille ringarde découvre qu'elle est l'objet d'un pari et se met à pleurer. Mais beau gars finira bien sûr avec fille ringarde parce que "beauty is in the inside".

Oh! Et très belle mention à la scène où tout le monde danse comme John Travolta. Bravo! Ce n'était pas drôle du tout.

Aller! Une belle côte de popularité sur quatre parce qu'après tout comme le dit la publicité, il ne vaut rien.

Sunday, April 12, 2009

The Fantastic Four (1994)


Un film relativement passé sous silence à cause de la raison la plus étrange qui soit: ce film a été fait dans le but de ne pas être distribué.

D'après les divers sites parlant de cette oeuvre (notamment nanarland.com), la boîte possédant les droits à une adaptation au cinéma de la BD de Stan Lee, Fantastic Four, devait tout faire en son pouvoir afin de prolonger l'échéance de ces mêmes droits. On fait alors appel à Roger Corman, un producteur roi de la série-B dont le mot d'ordre est avarice. Sa mission: faire un film sur les Fantastic Four assez minable pour que personne ne veuille toucher à cette licence. Personne! Le résultat a tôt fait de dépasser les espérances.

Malgré tout le secret entourant la chose (même l'équipe derrière le film n'était pas au courant), le film a réussi à se faire apercevoir par divers fans lors de conventions sur les super-héros. L'histoire semble relativement fidèle à la BD (que je n'ai jamais lu, mais qui ne connaît pas ses personnages?): deux scientifiques et deux de leurs amis sont soumis à des rayons inhabituels lors d'un voyage dans l'espace ce qui fait d'eux des super-héros regroupant les quatre éléments naturels.
Pour un film censé ne jamais voir le jour, on peut dire que l'équipe s'est bien forcée à développer ses personnages malgré un budget risible (1,5M$). Comprenons-nous bien: le film en soi est mal foutu avec des effets spéciaux affreux (94 ce n'est quand même pas les années 70 surtout que le Superman de Richard Donner est 1000 fois plus réaliste!) et un jeu d'acteur très pitoyable par moment. Le méchant, Dr Doom, est incompréhensible puisque son masque métallique ne laisse pas passer la voix de l'acteur ce qui le force à gesticuler à droite et à gauche ou....à recourir au langage des signes!!!! On notera également l'acteur qui joue The Human Torch et qui fait tout son possible pour être le personnage le plus énervant du cinéma.

Il n'empêche, ce film est bien plus amusant que la version 2005 avec Jessica Alba. Les acteurs son sympathiques par moment et cette version-ci essaie quand même tant bien que mal de rester fidèle à l'esprit de la BD.
Je lui donne 3 clobberin' time sur 4 étant donné ses conditions de tournage. En somme, son statut de film culte réside plus dans son making-of que dans le film en soi qui ne plaira certainement pas à ceux qui ne sont pas des habitués du genre.

Saturday, April 11, 2009

Dragonball Evolution (2009)

Quoi de mieux que de commencer avec un VRAI FILM?

UN VRAI FILM!

23h15. Retour par le métro.

Un clone de Jackie Earle Haley passe devant moi et me dit: "T'es heureux toi... T'as l'air d'une personne heureuse".

Et pour cause! Je viens de voir le meilleur film du monde!

Dragonball Evolution qui est euh... comment dire?.. basé (?) sur le fameux manga de 42 volumes d'Akira Toriyama déjà adapté en un méga-succès divisé en deux sagas: Dragon Ball et Dragon Ball Z. Les petits français se masturberont volontiers en se remémorant le club Dorothée (Dragone BOOOOOOL ZetZetZet...).

D'entrée dans la salle, il y a déjà une soixantaine de sièges à ma droite complètement vide. Ça part décidément bien pour le film ce week-end.

"Goku n'a pas de queue", "ce film va être trop mauvais", "il ne respecte en rien le manga". C'est bien. La salle est connaisseuse. Nous allons donc tous pouvoir partager notre bonheur sans énerver trop de monde.

Le film commence en nous disant que le méchant Piccolo faisait régner la terreur sur le monde en compagnie de son pote l'Oozaru. Heureusement, quelques prêtres malins réussirent à utiliser le Mafuba pour l'y enfermer. On commence déjà à murmurer "refund" un peu partout dans la salle.

Enter Goku (Justin Chatwin, le fils de Tom Cruise dans War of the Worlds). On s'est déjà qu'il est différent puisqu'il transpire du CGI. Après une légère séance d'entraînement, direction l'école avec tous les clichés habituels du lieu en question: méchant bullies, fille populaire qui a pitié du looser et héros qui se fait réveiller par le prof alors qu'il fantasmait sur ladite fille populaire.

Mais le danger règne déjà: Piccolo est de retour et compte réunir sept Dragon Balls pour redevenir maître à nouveau. Comment s'est-il libéré? "Somehow" est la réponse logique de maître Chow Yun Roshi Fat; le seul autre personnage digne de mention dans ce film (passer de Crouching Tiger Hidden Dragon à "ça" faut le faire!). Les autres sont tellement distancés par rapport aux spectateurs que ce n'est même pas la peine d'en parler (sauf peut-être Jamie Chung qui semble vouloir rivaliser avec Denise Richards dans Starship Troopers dans la catégorie "sourire bright").

On notera également la présence d'Ernie Hudson ("Mr Popo?" s'exclame la salle...eh! Non) assez sympathique et bien drôle: le seul prêtre noir dans cette foulée d'asiatique.

Niveau acting: Justin Chatwin est roi. Rarement bon et énormément mauvais (mention spéciale aux scènes dans l'au-delà avec Gohan et l'évocation du dragon). Quant à l'ami Chow Yun Fat, il semble avoir bien de la misère à dire kamehameha. La salle était à son pic à ce moment: "You must learn how to use the Kame-HA-me-HA". On comprend maintenant mieux pourquoi ça guérit au lieu de détruire. Tout est dans la syllabe.

Le film pioche un peu partout. La liaison entre Goku et Gohan au début fait cruellement penser à Karate Kid. La mort de celui-ci à Spiderman. Et les boules qui "parlent" à Goku fait trop anneau et Frodo.

Le pire dans ce film, nous le devons au montage qui met tout en oeuvre pour que cela dure le moins longtemps possible. Ils sont dans le piège de Yamcha, ils creusent et pouf! les voilà autour de volcans; à peine Piccolo crée-t-il ses sbires qu'ils sont déjà zigouillés par Goku; dès que les sbires sont zigouillés PAF! On est en plein tournoi Chi-Chi contre Maï sans introduction, sans laisser le temps au spectateur de se placer en contexte.

Mention également spéciale à Shenron qui apparaît cinq secondes et qui a plus l'air du petit frère déformé du dragon dans "Neverending Story". Oh! Et n'oublions pas l'explication ultra-rapide de Piccolo sur le pourquoi du comment de l'Oozaru dans Goku. Merci! Je me suis senti très concerné.

Les combats sont d'une mollesse et d'une courte durée impitoyables. C'est tellement peu gratifiant que c'en est ridicule. Plus fast-food que Dragonball Evolution tu meurs!

Pour le néophyte non averti c'est une grosse série-B mal fichue qui peut avoir du répondant,mais Ô Misère! Même si je ne connaissais pas le matériel d'origine à fond, je n'aurai pas pu laisser passer un aussi grand manque de respect. Autant appeler Se7en de David Fincher Batman avec Freeman qui est Wayne, Pitt qui est Robin et le tueur Joker. Le titre n'a tout simplement aucune raison d'être.

La scène finale après le générique de fin principale a également suscité des questions de la part de l'audience qui pensait surtout voir Radditz ou...Mr Popo! (décidément, il a gagné en popularité celui-là).

Je lui met 1 Dragon Ball et demi sur 4 pour quelques beaux décors par moment et Emmy Rossum, l'interprète de Bulma qui a notamment joué dans The Phantom of the Opera avec Gerard Butler(!).

En bref, Dragonball Evolution: un film pour les fans amateurs de rhum et ceux qui n'ont pas de temps à perdre au cinéma.

Intro

Salut,

Ceci est le début d'une ère nouvelle où il est question d'encenser et de descendre des films à qui mieux mieux jusqu'à ce qu'ennui, négligeance et intérêts plus lucratifs s'en suivent.

Un blog qui ira au gré du vent, mais surtout au gré de la motivation de son créateur qui n'est pas bien grande.