Tuesday, May 5, 2009

X-Men Origins- Wolverine (2009)


J'ai eu la chance inouïe de voir une bonne partie de ce film durant mon séjour à Punta Cana. Je parle de la version non complète avec ses mannequins et ses acteurs accrochés à des fils. Autant dire qu'elle est bien meilleure que la version finale. Au moins, elle suscitait d'intéressants éclats de rire.
Car Wolverine est un film mou. C'est beaucoup d'action, mais peu de développement. Je ne sais pas pour la BD, mais ça suit plus ou moins ce que j'ai vu dans le dessin animé. Le petit Logan se fait implanté un squelette en adamantium et part semer la terreur de ses ennemis. Non...au fait, ça ne suit pas tant que ça le dessin animé, mais peu importe. Je n'ai jamais compris pourquoi Wolverine avait plus d'importance que les autres X-Men. Peut-être parce qu'il s'agit d'un personnage tourmenté avec un passé noir, lourd et cruel. Dommage que le film se contente d'aller très vite sur ces "détails".
Déçu.
Déçu par le fait qu'on n'insiste pas beaucoup sur les racines canadiennes de Logan. Déçu parce que la confrontation Wolverine/Sabretooth ne vaut aucune chimie présente dans les dessins animés. Déçu parce que Gambit n'arbore aucun accent français (je veux mes "cher" et "petite"!!!!). Et enfin déçu parce que ce film utilise tout les putains de clichés de films d'action qu'on a vu et revu: le type qui marche calmos alors que quelque chose explose derrière lui, des moments de vérités qui se prennent pour des twists, la bien-aimée qui avant de crever murmure des "I love you" et "I'm so cold", etc.
Et bien sûr, la palme d'or revient au gentil couple qui apparaît au milieu du film avec des lignes de dialogue on ne peut plus pertinente. "I think there is a naked man in our barn" dit-elle en voyant un Wolverine à poil courrir s'y cacher. "You realize you don't have any clothes" dit-il à ce même être à poil une fois entré dans ladite grange.
Pour être honnête, Wolverine se mériterait sans doute 3 adamantium sur 4, mais étant donné mon humeur au moment du visionnement, je tranche pour un 2.5. Si c'est comme ça que l'on traite le personnage le plus populaire de la série Marvel, j'ai peur de voir ce que donnera Magneto...

Terminator 3 Rise of the Machines (2003)


Troisième opus où il est encore question de liquider John Connor dans le passé afin que les petits robots puissent régner en maître dans le futur sans se soucier de ce trouble-fête qui empêche bidules et mécanique intelligente de vivre pleinement leur domination mondiale.

Après visionnement, on se rend compte tout de suite de ce qu'est ce film: ni plus ni moins qu'un remâchage de Judgment Day- évidemment supérieur aussi bien en quantité qu'en qualité. Le TX fait vraiment pâle figure devant le T-1000. On se demande même s'il n'y a pas régression sur ce côté. Robert Patrick n'avait pas beaucoup de dialogues, mais il en imposait beaucoup au niveau physique. La Kristanna Loken, elle passe son temps à faire un visage de gamine pas contente et laisse le CGI faire le travail pour elle.

Le reste des acteurs manque cruellement de charisme à l'exception, ironiquement, de Schwarzenegger qui parvient à jouer un Terminator sarcastique et attachant, mais on se demande si ce n'est pas plus l'acteur que le personnage en soi. Pour ce qui est du reste, c'est du banal au plus haut point. Oui, il y a de l'action. Oui, il y a de l'intrigue. Mais une fois tout cela digéré, on passe à autre chose. En somme, du bon gros fast-food dont la qualité est sans importance.

Terminator 3 se réserver la côte de 2.5 Skynet sur 4. S'il portait un autre titre, on aurait pu être plus indulgent. Chacun des deux premiers films essayait de se définir comme une oeuvre à part entière. Ici, on a surtout l'impression d'assister à une longue conclusion de la série télé "Sarah Connor Chronicles".
Un film de série-B sympathique....ce qu'un Terminator ne devrait pas être.

Monday, May 4, 2009

Sunshine (2007)


Notre soleil se meurt et pour régler la situation, rien de mieux qu'un bon bombardement nucléaire pour réveiller l'oeil d'Horus afin que l'humanité ne soit pas obligée de faire des anges sur les steppes neigeuses pour l'éternité.

Réalisé par l'excentrique Danny Boyle qui nous avait déjà offert le sympathique "28 Days Later", Sunshine est relativement bon. La cinématographie est somptueuse et le jeu d'acteur est raisonnable (mention spéciale à Chris Evans dont c'est le premier film sensé après les très crétins Fantastic Four et Not Another Teen Movie).
Les personnages sont tous assez charismatiques avec un bon pourcentage d'asiatique ce qui change un peu des token black dudes.

Malheureusement, le film souffre de déjà vu. On reconnaîtra Alien pour la poignée de personnages coincés ensemble, Solaris (Tarkovsky) pour les "mindfucks" et Event Horizon pour le côté horrifique spatial.

À défaut d'être un chef-d'oeuvre, Sunshine reste un divertissement intéressant avec assez de scènes intelligentes et une réalisation impeccable. Il se peut que, tel le bon vin, il sera plus facile à savourer à travers le temps et les âges.

3 bombardements nucléaires sur 4.

Saturday, April 18, 2009

Manos The Hands of Fate (1966)


Considéré par les nombreux cinéphiles underground et à travers le net comme The Worst Movie of All Time, Manos est le produit d'un pari dans lequel son réalisateur Hal Warren, un businessman dans l'engrais, veut prouver que n'importe quel Joe peut faire un film. On remerciera le bon samaritain qui a permis à ce bijou de nullité de reste intact à travers les âges.

Mal monté, mal joué, mal filmé, Manos c'est l'histoire d'une famille perdue sur la route qui décide de passer la nuit dans une maison lugubre entretenue par le génialissime Torgo (il est dit que l'acteur qui l'a joué s'est suicidé peu après le tournage du film), une sorte de sous-Igor qui joue diaboliquement mal. Le film est aussi doté de plusieurs scènes sans rapport avec l'histoire notamment un couple qui s'embrasse sur la route et...c'est tout.

Manos est mauvais. Très mauvais. Avec beaucoup de longueurs inutiles. Donc, il s'adresse à un public très averti. Des gens qui n'ont pas peur d'être curieux. Inutile de le chercher sur DVD. Il n'existe que sous le format MST3K. Il faudra se rabattre sur des moyens plus...cybernétiques.

3 mains sur 4. On notera une actrice principale plutôt jolie (mais très mauvaise dans son jeu) ainsi que l'antagoniste, le Maître, qui est le meilleur acteur tout de suite après Torgo.

Tuesday, April 14, 2009

Bon Cop Bad Cop (2006)


Un corps est retrouvé "plié" en deux sur une pancarte de la frontière séparant le Québec et l'Ontario. Résultat: les forces de police des deux côtés doivent laisser leur différence au placard pour s'attaquer à cette affaire qui pue très fort du nez.

Question originalité, on repassera. Mais ce qui est bien avec Bon Cop Bad Cop c'est cette volonté à vouloir faire un film 100% canadien qui parle de culture canadienne, de produits canadiens, d'injures canadiennes, de langues canadiennes, de sexe canadien, mais surtout d'etc. canadien.

En ce sens, cela en fait un film extrêmement national. Du reste, il s'agit d'un sous Lethal Weapon où Patrick Huard campe le personnage casse-cou de David Bouchard et Colm Feore celui du monotone Martin Ward; preuve comme quoi on s'amuse plus à Montréal qu'à Toronto. Sur ce point, on avouera que le public francophone prendra largement plus son pied que son frère de l'ouest notamment parce que les jeux de mot passe bien plus facilement comme une lettre à la poste. On s'entend que traduire "crisse de tabarnac de côlisse de bine" n'est pas chose donnée.

Malgré tout, Bon Cop Bad Cop reste une comédie sympathique et (qui sait?) marque peut-être le début d'une ère où des films à la même allure, mais plus ambitieux pourront naître de cette complicité cinématographique.

Mais quand même! Genie Award du meilleur film? Vraiment?

3 fuckin d'ostie sur 4.

Monday, April 13, 2009

She's All That (1999)


Alors toi!

Oui! Toi!

N'oublie pas ton pyjama rose et tes petites pantoufles en forme de chat.

Pourquoi? Parce qu'il est temps d'aller voir le beau Freddie Prinze Jr (IIIHHHHHH Qu'il est bÔÔÔ!!!)

Alors ça commence dans un de ces lycées chics de Los Angeles. Le Bô Freddie (c'est la dernière fois que je m'évanouis. Promis!) s'est fait larguer par sa garce de maintenant ex-copine.

Résultat: il est tout seul pour la soirée du bal!!!

OH MON DIEU!!!

THE DRAMA PEOPLE!!

Comment va-t-il faire? Demander à une autre fille de l'accompagner? Y aller seul? Rester chez lui et se dire que de toute façon les études et un avenir bien prometteur c'est mieux que d'essayer d'être sacré roi dans une fête dont personne n'en aura rien à battre vingt ans plus tard?

Que nenni!! Il décide de faire un pari avec ses potes: faire de la fille la plus ringarde du lycée, la fille la plus populaire et même la sacrer reine du bal. Et attention! Je ne vous ai pas parlé de la fille en question!! Un véritable monstre de foire. À côté, Quasimodo fait figure d'Apollon.

Quand on nous introduit enfin à la laideur tant attendue, on a du mal à regarder l'écran tellement on se demande comment les producteurs ont pu faire passer ce film dans la catégorie adolescent. Non seulement, c'est une artiste (donc, une coincée sociale), mais en plus elle porte des lunettes (je vous jure!) et attache ses cheveux (excusez-moi, je dois aller aux toilettes...).

S'ensuit alors le drame habituel dans tout bon film d'adolescent très cliché: beau gars finit par aimer fille ringarde pour ce qu'elle est. Garce populaire n'a pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds par fille ringarde. Fille ringarde découvre qu'elle est l'objet d'un pari et se met à pleurer. Mais beau gars finira bien sûr avec fille ringarde parce que "beauty is in the inside".

Oh! Et très belle mention à la scène où tout le monde danse comme John Travolta. Bravo! Ce n'était pas drôle du tout.

Aller! Une belle côte de popularité sur quatre parce qu'après tout comme le dit la publicité, il ne vaut rien.

Sunday, April 12, 2009

The Fantastic Four (1994)


Un film relativement passé sous silence à cause de la raison la plus étrange qui soit: ce film a été fait dans le but de ne pas être distribué.

D'après les divers sites parlant de cette oeuvre (notamment nanarland.com), la boîte possédant les droits à une adaptation au cinéma de la BD de Stan Lee, Fantastic Four, devait tout faire en son pouvoir afin de prolonger l'échéance de ces mêmes droits. On fait alors appel à Roger Corman, un producteur roi de la série-B dont le mot d'ordre est avarice. Sa mission: faire un film sur les Fantastic Four assez minable pour que personne ne veuille toucher à cette licence. Personne! Le résultat a tôt fait de dépasser les espérances.

Malgré tout le secret entourant la chose (même l'équipe derrière le film n'était pas au courant), le film a réussi à se faire apercevoir par divers fans lors de conventions sur les super-héros. L'histoire semble relativement fidèle à la BD (que je n'ai jamais lu, mais qui ne connaît pas ses personnages?): deux scientifiques et deux de leurs amis sont soumis à des rayons inhabituels lors d'un voyage dans l'espace ce qui fait d'eux des super-héros regroupant les quatre éléments naturels.
Pour un film censé ne jamais voir le jour, on peut dire que l'équipe s'est bien forcée à développer ses personnages malgré un budget risible (1,5M$). Comprenons-nous bien: le film en soi est mal foutu avec des effets spéciaux affreux (94 ce n'est quand même pas les années 70 surtout que le Superman de Richard Donner est 1000 fois plus réaliste!) et un jeu d'acteur très pitoyable par moment. Le méchant, Dr Doom, est incompréhensible puisque son masque métallique ne laisse pas passer la voix de l'acteur ce qui le force à gesticuler à droite et à gauche ou....à recourir au langage des signes!!!! On notera également l'acteur qui joue The Human Torch et qui fait tout son possible pour être le personnage le plus énervant du cinéma.

Il n'empêche, ce film est bien plus amusant que la version 2005 avec Jessica Alba. Les acteurs son sympathiques par moment et cette version-ci essaie quand même tant bien que mal de rester fidèle à l'esprit de la BD.
Je lui donne 3 clobberin' time sur 4 étant donné ses conditions de tournage. En somme, son statut de film culte réside plus dans son making-of que dans le film en soi qui ne plaira certainement pas à ceux qui ne sont pas des habitués du genre.